Jeudi 13 décembre 2007
Janis OTSIEMI s’est révélé au grand public avec un roman de littérature blanche (Tous les chemins mènent à l’Autre),  il  nous livre là une autre facette de son talent. Un grand maître du polar gabonais nous est né.


 Peau de balle raconte l’histoire d’un quatuor de paumés des favelas de Libreville qui enlèvent la fillette d’un homme d'affaires et lui réclament une rançon de 50 millions de nos francs. Un gardien est tué lors de l’enlèvement de la fillette.  Les policiers – des ripoux - de la Police judiciaire mènent l’enquête, partagés entre le souci de mettre la main sur les ravisseurs et la soif de se faire les cinquante millions de francs.

 Avec ce second roman qui se situe dans la lignée des polars, un genre qui fait florès depuis quelques années sur le continent africain, Janis OTSIEMI signe là un grand roman miroir de la société gabonaise. Car au-delà de l’intrigue policière, c’est tout un pan des travers de notre société que dévoile ce roman écrit dans une langue sèche qui claque comme des coups de lanière sur le dos d’un cabri et nourrit de gabonismes (expressions du français parlé au Gabon) et d’africanisme (expressions français parlé en Afrique). Et l’originalité de ce roman tient certainement en cela, outre son intrigue bien ficelée et finement menée. Au final ce roman est un coup d’essai qui se révèle un coup de maître. 

Emane Eli Martin
Libreville

Par OTSIEMI Janis
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Mardi 6 novembre 2007

  
Janis Otsiemi est né à Franceville dans la province du Haut-Ogooué en 1976 au Gabon. Ancien élève du Collège Public d'Akébé (Collège Georges Mabignat aujourd'hui), il intègre en 1998 la Fondation Raponda Raponda Walker comme Membre permanent. Après un bref passage au Gouvernorat de l'Estuaire, il est actuellement Secrétaire Général Adjoint de l'Union des Ecrivains Gabonais (UDEG).

   Romancier, poète et essayiste, Janis Otsiémi a publié un roman "Tous les chemins mènent à l'Autre" ( Prix du jeune écrivain gabonais) aux Editions Raponda Walker (Libreville 2002) et aux Editions Ndzé (Paris, 2002),  Il a été lauréat du Prix du centenaire de la naissance du président Léon Mba pour son recueil de poèmes "Chants d'exil". 

Janis Otsiemi va publier dans quelques mois son second roman et premier roman policier gabonais ,sans nul doute ,aux Editions du Polar à Paris. Titre de ce roman qui promet : "Peau de balle". Tout un suspens !!!!

Janis Otsiémi est un ami de l'écrivain français Jean-Claude Renoux avec lequel il a une correspondance et des échanges très amicauxs.

  Janis Otsiemi anime un blog entièrement consacrée à l'émergence du roman policier africain : 

                                                                           www.calibrenoir.blogspot.com.

 

____________________________Mardi 06 novembre 2007_____________________________________

OEUVRE PUBLIEE




 

A paraître  


Peau de balle, roman policier, Editions du Polar (Paris)

Par OTSIEMI Janis
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Mardi 6 novembre 2007

"Tous les chemins mènent à l'Autre":2000,Libreville,éditions Raponda Walker et Ndzé,102p.,( Janis Otsiémi )

"Tous les chemins mènent à l'autre" est une véritable révélation et explosion du verbe "écrire",un jaillissement de sens. A la recherche de nouvelles techniques narratives et discursives,Janis Otsiémi avec son roman, recentre l'écriture au coeur de sa problématique moderne. Déja , le texte s'ouvre in media res,par une interrogation problématique:"Où suis-je ?" (p.7) qui tonitrue l'actant central dece texte.

Dans une structure ternaire,le narrateur de "Tous les chemins mènent à l'autre" nous relate en 102 pages, l'histoire de Loye. Grièvement blessés des suites d'un accident de circulation.Il est dans un coma profond qui le conduira dans un monde autre que celui dans lequel il vit. Dans cet autre monde, il rencontre son petit-frère Paul, décédé à l'âge de sept ans, il y a une dizaine d'années;Jacques Fotso, son voisin assassiné au feu rouge d'Akébé deux ans plus tôt et maman jeanne, la maman de son copain décédée huit mois avant lui .

C'est donc entre ces deux mondes que le narrateur nous parle de ce qui est arrivée à Loye.

Admis à l'hôpital Jeanne Ebori de Libreville, des soins sont administrés au patient et grâce auxquels il finit par sortir de son coma et retrouver par la suite, la mémoire. Entré en possession de toutes ses facultés psychiques, Loye apprend avec stupéfaction, au cours des différents entretiens qu'il a avec le personnel médical de cette institution hospitalière, qu'il a subi une transplantation d'organe par le truchement duquel, il a eu la vie sauve . Cette vérité crée en lui, une angoisse existentielle qui le conduira, sans doute, vers une quête effrenée de son être .

Vivant désormais dans le trouble, dans l'angoisse, Loye cherche à retrouver à tout prix, celui qui a fait don de cet organe par lequel , il a échappé à la mort, pour le remercier. Mais contre toute attente, après l'avoir retrouvé, Loye l'étrangle et lui ôte la vie . Tout compte fait, en lui ôtant la vie, Loye se rend bien compte qu'il vient inéluctablement de s'arracher à sa propre vie . En fait, cet homme connu sous le nom d'Albert Lambi, qui a sauvé le jeune Loye, n'est autre que le double de ce dernier :

"Ce corps, cette peau noire d'ébène qui se confond à l'ombre et que je porte et qui me juge nègre, n'est plus qu'un manteau . Je ne suis plus qu'érrance. Que silence, qu'un relent inodore, qu'une ombre sans jour,une ombre sans ombre.Ce corps gisant là sous mes yeux,c'est le mien-c'est moi.Mes sourires.Mes rires.Mes angoisses.Mes chimères.Mes amours printaniers.Mon histoire.C'est ma vie, ma menu vie,à moi.L'Autre,l'Ombre étrangère dont j'ai cru mutiler,briser les rires cyniques, le front olympien, le menton fuyant, brûler,tordre le cou,enfin tuer pour retrouver m:on véritable moi,c'est bien moi,c'est le côté de moi que je ne vois pas. J'ai creusé mon propre sépulcre comme un poète..." (p.101)

L'ouvrage de Janis Otsiémi "Tous les chemins mènent à l'Autre" qui s'ouvre par une interrogation et se termine par cette quête de son autre pour se réaliser, pose à n'en point douter , le problème de l'altérité . Cette valeur essentielle et complexe si chère dans les sciences humaines.



Dacharly Mapangou et Eric Bienvenu Bissiélou,4ème Année Lettres Modernes.

 
February 13, 2006 | 2:53 AM
Source : http://crelaf.tigblog.org/
Par OTSIEMI Janis
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