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Jeudi 13 décembre 2007
Janis OTSIEMI s’est révélé au grand public avec un roman de littérature blanche (Tous les chemins mènent à l’Autre),  il  nous livre là une autre facette de son talent. Un grand maître du polar gabonais nous est né.


 Peau de balle raconte l’histoire d’un quatuor de paumés des favelas de Libreville qui enlèvent la fillette d’un homme d'affaires et lui réclament une rançon de 50 millions de nos francs. Un gardien est tué lors de l’enlèvement de la fillette.  Les policiers – des ripoux - de la Police judiciaire mènent l’enquête, partagés entre le souci de mettre la main sur les ravisseurs et la soif de se faire les cinquante millions de francs.

 Avec ce second roman qui se situe dans la lignée des polars, un genre qui fait florès depuis quelques années sur le continent africain, Janis OTSIEMI signe là un grand roman miroir de la société gabonaise. Car au-delà de l’intrigue policière, c’est tout un pan des travers de notre société que dévoile ce roman écrit dans une langue sèche qui claque comme des coups de lanière sur le dos d’un cabri et nourrit de gabonismes (expressions du français parlé au Gabon) et d’africanisme (expressions français parlé en Afrique). Et l’originalité de ce roman tient certainement en cela, outre son intrigue bien ficelée et finement menée. Au final ce roman est un coup d’essai qui se révèle un coup de maître. 

Emane Eli Martin
Libreville

Par OTSIEMI Janis
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